17, rue Saint Pierre 71190 ETANG sur ARROUX
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La paroisse c'est vous !
une histoire de vérité...
 
Chers paroissiens,
Chers amis,
 
J’espère que vous allez bien et que le lent retour à l’ordinaire se passe bien. 
L’ambiance générale reste pesante voire oppressante : le souffle court des gens masqués, le sourire dissimulé, la désinfection permanente... le risque zéro n’existe pas mais le monde aseptisé dans lequel on voudrait nous faire vivre n’existe pas non plus... jusqu’à quand cela va-t-il durer ? 
 
Le déconfinement progressif met vraiment en valeur deux poids deux mesures... distanciation pour s’assoir dans les églises mais plus d’éloignement pour s’installer dans un tgv ! L’argent mène le monde... en voici encore une preuve flagrante ! Simple observation mais inégalité de traitement évidente !
 
J’en viens à un autre sujet et je vous demande de m’aider à rétablir la vérité et à redonner sa juste valeur à la prière chrétienne. 
J’entends régulièrement depuis quelques semaines : « pendant le confinement ils ont été enterrés comme des chiens ! »... expression rapide et maladroite mais qui fait du mal...
Du mal pour le défunt, du mal pour la famille, du mal pour l’Eglise. 
Je ne suis pas équarrisseur ! Et ce ne sont pas des chiens que j’ai enterrés ! 
Je suis prêtre et ce sont des personnes défuntes et des familles dans la peine qui ont été accompagnées. 
Il est évident que la célébration au cimetière était différente de celle à l’église : différente par le nombre de personnes présentes, différente dans l’ambiance qui régnait, différente par la participation... mais la prière de l’Eglise était la même que d’habitude. Le rituel était simplifié mais les rites du dernier adieu étaient bel et bien là et notre espérance et notre foi étaient manifestées par notre présence, nos chants, nos hommages, nos bénédictions... je ne peux faire au cimetière une célébration aussi développée qu’à l’église mais l’essentiel y était ! 
Alors non ! Personne n’a été enterré comme un chien ! On ne peut pas dire n’importe quoi ! Chacun a été accompagné dans la mesure de ce qu’il était possible de faire au moment du confinement...
Ça me fait de la peine de comprendre par cette expression malheureuse que seul un passage à l’église a de la valeur. 
La vérité est que la prière nous fait vivre ; qu’elle soit célébrée à l’église ou non. C’est cela la valeur de la prière chrétienne qu’il faut défendre et réhabiliter. 
 
Les célébrations à l’église reprennent petit à petit... avec une certaine pression sanitaire tout de même... 
Pour les familles endeuillées pendant le temps du confinement, nous proposerons bientôt de nous réunir à nouveau pour un temps de prière pour les défunts... temps d’action de grâce pour la vie de chacun, temps de renouvellement de notre foi en la résurrection et de notre confiance en Dieu... mais ce ne sera pas une nouvelle célébration d’obsèques...
 
Valorisons la prière, entretenons la présence, défendons la vérité, manifestons notre espérance... 
 
Bonne reprise à chacun ; que l’extraordinaire de Pâques et Pentecôte perdure dans notre ordinaire...
 
Soyez bénis. 
Père Nicolas
le 2 juin 2020
 
 
 
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« logique... ou pas ? ! ? »
 
 
Chers amis,
chers paroissiens,

Je vous espère tous en bonne santé.

Voilà une semaine que nous pouvons reprendre le chemin de l’église pour une célébration communautaire… c’est une vraie joie, une joie profonde qui s’enracine dans la nature même de ce que l’Eglise doit être c’est à dire une assemblée en prière…

Mais remontons un petit peu le temps écoulé de cette année 2020…
Il y a trois mois maintenant, les politiques, les médias, les scientifiques nous ont dit : « le virus est là, restez chez vous ». Injonction à laquelle nous avons répondu avec des mois de confinement et d’isolement personnel dans nos maisons, dans nos familles, nous privant ainsi de voir nos amis, nos familles éloignées, de mener la vie mondaine, une vie sociale ordinaire, d’aller faire nos activités sportives ou culturelles à l’envie… bref, un temps de retour sur soi durant lequel l’autre est regardé avec méfiance, temps durant lequel le masque a remplacé le visage souriant, temps durant lequel la distanciation sociale devient le maître mot occultant ainsi embrassades et accolades !

Et depuis quelques jours, les mêmes politiques, les mêmes médias, et les mêmes scientifiques nous disent : « le virus est toujours là, sortez, allez travailler, c’est l’heure de la reprise » !

En appliquant une logique basique et naturelle, j’avoue bien simplement ne pas comprendre !
Le postulat de départ n’a pas changé - « le virus est là » - mais la proposition consécutive est contradictoire - 1er cas : « restez chez vous » / Second cas : « sortez, allez travailler » … il y a de quoi s’y perdre et ne pas saisir le sens de la situation que nous vivons actuellement…

Bref, j’attends donc le décret entérinant la reprise… c’est chose faite le 22 mai dernier en ce qui concerne les offices religieux… mais ce n’est pas si simple… nous devons à partir de maintenant et « jusqu’aux nouvelles consignes » vivre dans un monde aseptisé, dans un monde fléché où l’on ne se croise pas, dans un monde où l’on nous indique où nous asseoir, par quelle porte passer, dans un monde toujours à moitié caché derrière ce masque qui commence à nous étouffer, toujours à distance les uns des autres !

Et me voilà responsable de votre santé en ayant obligation de mettre tout en oeuvre pour éviter une nouvelle contagion, une reprise non pas de la vie mais de la maladie… quelle pression sur mes épaules ! Je vous avoue bien humblement que ce moment de la reprise n’est pas la meilleure période pour moi. Alors, oui, je suis prudent - peut-être trop - mais c’est pour cela que j’ai décidé de ne reprendre les messes que le dimanche et seulement dans l’église d’Etang… la reprise se fera progressivement mais tant que le postulat de départ ne change pas je ne peux reprendre le rythme paroissial qui existait précédemment…
certains me trouveront timide ou peureux - peut-être ! - d’autres diront que porter le masque est évident et que l’on peut donc célébrer dans nos nombreux clochers… j’en suis bien désolé mais les dispositions sanitaires qui nous ont été transmises vont bien au-delà du port obligatoire du masque… le protocole sanitaire est lourd à mettre en place et très contraignant…

Alors je vous demande encore un peu de patience… laissons passer le mois de juin sur ce rythme du dimanche matin 10h45 à Etang et nous aviserons pour la suite…

Que l’Esprit Saint célébré et reçu en cette fête de la Pentecôte nous aide à aller de l’avant, doucement mais surement…

Merci de votre compréhension,
Soyez bénis,
Père Nicolas


À Etang, le 30 mai 2020

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« pas si simple... »
 
Le confinement est officiellement terminé mais nous sommes en phase de transition et comme vous le savez la reprise des célébrations liturgiques est prévue à partir du 2 juin prochain selon le plan de déconfinement annoncé par le gouvernement.

Les idées se multiplient et les initiatives plus ou moins heureuses sont présentées pour une une reprise liturgique ou spirituelle (confession en drive ! Eucharistie en voiture ! Sans oublier toutes les messes et célébrations en direct sur internet avec du matériel plus ou moins efficace et dont le résultat peut-être de qualité plus que médiocre !)...

Et la paroisse Ste Jeanne de Chantal dans tout ça ?
Pas de vidéos, pas d'enregistrements, mais une lettre d'encouragements diffusée toutes les semaines. J'en ai eu quelques retours et remerciements...
Et maintenant ?
A ce jour, il nous faut rester prudents ; le monde masqué qui nous attend n'est pas et ne doit pas devenir l'ordinaire de nos vies !
J'entends bien l'impatience de retrouver une vie ecclésiale, le désir pressant de retrouver les sacrements et la joie contenue d'être ensemble pour célébrer... Mais ce n'est pas si simple...
Dans ma lettre #6 de la semaine dernière, je parlais d'un certain flou pour la reprise... Et bien je vous annonce que nous sommes en plein dedans !!!
Après avoir consulté quelques personnes, après avoir échafaudé un "Plan de Reprise Paroissiale", je m'aperçois que la meilleure des solutions est de patienter jusqu'au 2 juin pour avoir des consignes que j'espère plus claires de la part de nos évêques en lien avec les autorités sanitaires gouvernementales. A ce jour, je ne suis pas en mesure d'assurer la sécurité physique de tous ceux qui me sont confiés, je ne peux désinfecter les lieux dans lesquels nous nous serons réunis, je ne peux donc inviter ou convoquer des célébrations ou réunions. Inviter c'est engager sa responsabilité et ma responsabilité est de vous savoir et de vous garder en bonne santé.
Le "public" paroissial est principalement âgé et donc plus enclin à être touché par la crise sanitaire actuelle. Je ne veux en aucun cas favoriser une reprise de la maladie.
Passer de maisons en maisons peut aussi être un vecteur aggravant de la situation et je m'en voudrais d'être à l'origine d'une maladie évitée pendant le temps du confinement.

En conclusion :
  • je continue d'accompagner les familles endeuillées par une célébration et bénédiction directement au cimetière.
  • vous pouvez, à titre personnel, sans inviter ni favoriser la présence d'un groupe, aller prier dans vos églises qui sont restées ouvertes depuis le début du confinement.

Je ne peux faire mieux pour l'instant.
 
Vous savez ma prière pour la paroisse.
Prenez soin de vous et des autres.
Soyez bénis.
Père Nicolas
 
le 14 mai 2020
 
 
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« il paraît que ça va reprendre... »
 
 
Chers paroissiens,
chers amis,
 
J'espère que vous vous portez tous bien... pour ma part, ça va... je continue d'accompagner les célébrations d'obsèques au cimetière avec les proches du défunt...
 
Depuis quelques temps on entend parler de "déconfinement", de "reprise de nos activités", et on nous a même annoncé une date mais ce ne sera pas la même pour tout le monde !... et on entend aussi qu'il y aura un "avant" et un "après"... il y a surtout en ce moment un "pendant" et c'est bien flou tout ça !
Beaucoup de questions se posent dans chaque domaine d'activité pour reprendre dans de bonnes conditions.
En ce qui concerne la paroisse, je n'ai pas les moyens actuellement d'assurer la sécurité physique de tous ceux qui viennent dans nos salles et bureaux ; l'année d'éveil à la foi, de catéchisme et d'aumônerie est terminée et les célébrations des communions reportées en septembre (avec la même incertitude pour la suite de l'agenda !)...
 
Il nous faut donc continuer d'attendre des consignes et des annonces qui devraient nous aider à revenir à cette vie sociale tant attendue... Cette crise est révélatrice d'une chose que j'écrivais déjà dès ma deuxième lettre : "nous nous manquons !" et cela se ressent de plus en plus... et nous pouvons penser aux personnes âgées ou aux personnes isolées qui ne peuvent recevoir des visites familiales... ces dernières souffrent de solitude et d'ennui...
 
La perspective de la reprise est quand même bonne occasion de repenser nos pratiques : vie sociale, consommation, temps personnel, lecture, activités et repos, rythme de vie, vie de prière, vie familiale... tout cela a été bien chamboulé... mais est-ce que nous allons tout redisposer comme avant ? cette crise n'est-elle pas la bonne occasion pour faire le ménage de printemps de nos vies ? qu'est-ce qui est indispensable ? qu'est-ce que je garde et où sont mes points de conversion ? faudra-t-il reprendre un rythme effreiné avec de multiples célébrations ou est-ce l'occasion de nous recentrer et de nous regrouper une bonne fois plutôt que de vouloir toujours tirer la couverture à soi ?
 
N'ayons pas peur de la suite, mais n'ayons pas peur du changement non plus !
Une chose est sûre et le Seigneur nous le redit tous les ans au Jeudi de l'Ascension : "je suis avec vous
tous les jours jusqu’à la fin du monde." (Mt 28, 20)... alors même au milieu des changements de notre monde, restons fidèles à Jésus. Il est là.
 
Continuons de prier pour les malades, les soignants, pour tous ceux qui sont au service du bien commun. 
Prenez soin de vous et des autres,
Vous savez ma prière pour toute la paroisse. 
Soyez bénis,
 
Père Nicolas.
 
le 7 mai 2020
 
 
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Des nouvelles au 23 avril 2020
 
 
Chers paroissiens, chers amis,
 
De tout cœur, j’espère que vous allez bien et le moral est bon.
La fête de Pâques est passée et là est notre vraie joie et là est le cœur de la foi !
Confinés, oui, mais surtout renouvelés par cette joie pascale beaucoup plus importante que les contingences de notre monde...
 
Et voilà 5 semaines que la France est confinée, que les rencontres sont restreintes au minimum, que nous ne pouvons plus nous réunir... tout ça vous le savez déjà puisque vous le vivez comme moi-même...
Ma principale sortie, vous avez pu le lire dans le JSL, consiste à assurer les obsèques au cimetière et prier tant que faire se peut avec les familles endeuillées... bref rituel mais présence importante à mes yeux pour accompagner nos défunts vers leur dernière demeure et assurer les familles de la prière de l’Eglise...
J’ai aussi fait un tour de paroisse le dimanche des Rameaux pour distribuer du buis béni dans toutes les églises des villages pour que chacun puisse en avoir pour lui-même, pour sa famille et ses amis...
 
Pas de réunions, plus de catéchisme ou d’aumônerie pour les jeunes, plus de chorale ni de rassemblements des personnes soutenues par le Secours Catholique... mais la relation demeure par les coups de téléphone, par les mails, par les courriers... sûrement plus discrètement qu’à l’ordinaire mais aussi sûrement plus intensément...
 
La feuille paroissiale distribuée régulièrement s’est elle-même confinée !
Une feuille d’annonces sans annonces n’a pas de sens ou alors je pourrai vous proposer chaque semaine une feuille de non-annonces !... mais nous ne sommes pas dans « Alice au pays des merveilles » où l’on se souhaite tous les jours un joyeux non-anniversaire !
L’impression et la distribution de la feuille d’annonces a un coût et depuis le 15 mars dernier nous n’avons plus d’entrée d’argent car plus de messe avec assemblée et qui dit pas de messe dit pas de quête donc pas de ressources pour assurer l’ordinaire...
 
La vente des Oeufs de Pâques se fait par le bouche à oreille mais il en reste encore !
N’hésitez pas à en demander.
 
Je profite donc de cette lettre pour vous rappeler que l’Eglise ne vit que de dons et que la générosité ne saurait être bridée ni l’argent confiné au fond des poches ou des porte-monnaies malgré la situation... merci d’avance de ce que vous pourrez faire pour aider la paroisse à passer aussi ce temps de crise non seulement sanitaire mais aussi économique... que chacun puisse regarder selon ses moyens et ses ressources comment palier à l’absence de quête...
 
Vous pouvez aussi continuer à demander des célébrations de messes, pour les défunts de nos familles bien sûr, mais aussi pour des actions de grâce : anniversaire de mariage, naissance, réconciliation avec un parent ou un proche... tout vient de Dieu et nous pouvons donc célébrer des messes pour tout remettre entre ses mains. L’offrande faite lors d’une demande de messe s’élève à 18€ et vient compléter le traitement des prêtres. Cette contribution participe ainsi concrètement à la vie de l’Église.
 
Cette année 2020, il n’y aura ni brocante le samedi de Pentecôte ni kermesse paroissiale début juillet ; outre la joie d’être ensemble et de passer un bon moment de convivialité, ces deux événements participaient aussi à la vie économique de la paroisse.
Je ne manquerai pas de revenir vers vous dès que nous pourrons envisager de nous réunir pour célébrer ensemble...
A noter également qu'il n'y aura pas le pélerinage à la chapelle de la Certenue le lundi de Pentecôte.
 
En attendant, vous retrouvez toutes les semaines « UNE LETTRE » que je vous adresse depuis le début du confinement.
Elle parvient à tous ceux qui sont inscrits à la newsletter de la paroisse, elle circule par mail ou message sur les téléphones, et je sais que certains d’entre vous l’impriment pour la donner à leurs amis et voisins. Une grand merci pour l’aide dans la diffusion de ce petit mot hebdomadaire.
Continuons à prier les uns pour les autres, les uns avec les autres, pour les malades, pour tous ceux qui prennent soin des plus faibles... et que l’Esprit Saint promis et reçu à la Pentecôte nous soutienne et nous accompagne.
 
J’ose vous dire à très bientôt.
Soyez bénis, 
Père Nicolas
 
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Nous avons accompagnés pour des funérailles depuis le 17 mars :
 
- Serge CLEMENT,  91 ans le 17 mars à La Chapelle sous Uchon
- Marie-Claude VOILLOT, 68 ans le 25 mars à Etang
- Jeanne GOIN, 96 ans le 28 mars à Etang
- France PILLOT, 90 ans le 09 avril à La Tagnière
- Solange ROGERE, 90 ans le 15 avril à Thil
- Jeanne MENAGER, 85 ans le 16 avril à Charbonnat
- Geneviève FORAY, 85 ans le 17 avril, résidente de la Maison de Famille, inhumée en Savoie
- Gabrielle AUCHET, 91 ans le 22 avril au funérarium d’Etang, inhumée à Broye
- Yvonne RENAULT, 99 ans le 23 avril à St Léger sous Beuvray
 
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Pour aider financièrement les paroisses  durant le confinement une plate-forme d’offrande de quête a été mise en ligne.
L’adresse est simple à retenir : quete.catholique.fr
Il suffit ensuite d’indiquer le nom du diocèse, puis celui de la Paroisse.
Merci d’avance pour votre générosité.
Vous pouvez aussi déposer une offrande directement à la paroisse si c'est plus simple et pratique pour vous
 
 
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Saint François de Sales et Sainte Jeanne de Chantal réunis…

 
Chers paroissiens, chers amis,

Pâques est maintenant passé et il nous faut vivre de cette joie de la Résurrection que nous n’avons pu partagé ensemble réunis à l’église pour la Sainte Nuit mais que nous avons tous fêtée d’une façon ou d’une autre dans nos lieux de confinement !… pour ma part, pendant 10 minutes les cloches ont sonné à Etang samedi soir alors que nous chantions Gloire à Dieu dans la chapelle de l’église. Le père Geoffroy, curé de la paroisse St François de Sales, c’est à dire Luzy et les villages environnants, et moi avons célébré la veillée pascale ensemble… deux prêtres et trois grands cierges… « ça en fait du monde ! » m’a fait remarqué un ami… Exultet, Gloire à Dieu, Alléluia ont été chantés, il ne manquait que quelques voix de chorale et d’assemblée mais les coeurs étaient unis et nous avons porté nos deux paroisses dans cette célébration commune. IL EST RESSUSCITE !… heureusement que nous étions deux ; ça nous a fait du bien de célébrer ensemble cette fête qui est le coeur même de notre foi.

J’espère que vous avez pu vivre la Semaine dernière Saintement et que chacun est arrivé à la joie de Pâques… pour ceux qui ont raté le week-end de Pâques, vous avez encore quelques jours pour vous rattraper car nous sommes au coeur de l’octave et c’est donc Pâques pendant 8 jours ! Alléluia ! Et dimanche qui approche est le dimanche de la Miséricorde, belle occasion pour redécouvrir l’amour de Dieu qui nous précède quoi qu’il arrive…

Ne cédons pas à la morosité, à la nonchalance, à la déprime, ou à je ne sais quel sentiment de paresse ou d’ennui… oui le confinement est prolongé et alors ? Nous avons passé une bonne partie du temps du carême à être confinés - et le carême n’est pas le temps le plus marrant de l’année ! - alors ne nous laissons pas voler notre joie profonde de croire et de vivre de la Résurrection. Le Christ vit à nos côtés ! Alléluia… oui ce sera encore long mais cette fois c’est le temps pascal ! Changement de couleur liturgique et changement de tons : « Ils sont finis les jours de la Passion »… « Yalla ! » « En avant » nous aurait crié Soeur Emmanuelle alors faisons notre ce Yalla pour avancer dans ces quelques semaines à venir.
 
Continuons  de prier pour les malades, les soignants, pour tous ceux qui sont au service du bien commun. 
Prenez soin de vous et des autres,
Vous savez ma prière pour toute la paroisse. 
Soyez bénis,
Père Nicolas

Le 15 avril 2020
 
 
 
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« Confinement divin... coeur à coeur assuré ! »
 
 
Chers paroissiens, chers amis,
 
nosu voilà arrivés à la Semaine Sainte et la restriction des rassemblements subsiste... ce qui a pour conséquence des messes sans assemblées... mais la Semaine Sainte est belle et bien là et il faut qu'elle soit SAINTE cette semaine...
 
Alors confinement obligatoire, confinement national, oui par la force des choses... à nous de transformer l'essai et de faire de cette semaine un confinement divin... Rappelons nous les paroles de Jésus à Zachée : "aujourd'hui je veux demeurer chez toi"... Le Seigneur veut demeurer chez nous aussi aujorud'hui encore et d'une manière particulière pendant cette semaine... nous allons vivre les jours Saints chacun dans notre demeure mais avec Le Christ qui veut demeurer avec nous... et nous allons L'accompagner particulièrement Jeudi, Vendredi, Samedi... Et enfin arrivera la nuit de la Résurrection !
Alléluia dirons-nous samedi soir prochain... 
 
Coeur à coeur assuré si nous faisons place nette pour le Christ...
 
Comme nous l'a rappelé le Pape François, la contrition de nos péchés est une chose importante et si nous regrettons de tout notre coeur nos fautes alors Dieu donne son pardon sans attendre le sacrement de la réconciliation vers lequel il faudra tout de même tendre dès que la situation le permettra... le coeur à coeur est possible dès aujourd'hui... ne l'oubliez pas !
 
Je vous invite vraiment à vivre la Semaine Sainte du mieux que vous pouvez, relisez un passage de l'Evangile, méditez un chemin de croix, prenez le temps de vivre avec Dieu qui vous accompagne cette semaine jusqu'à la JOIE de la résurrection... le confinement de cette semaine doit être divin avec pour seule préoccupation suivre le Christ de plus en plus...
 
Belle semaine à chacun,
Continuons aussi de prier pour les malades, les soignants, pour tous ceux qui sont au service du bien commun. 
Prenez soin de vous et des autres,
Vous savez ma prière pour toute la paroisse. 
Soyez bénis,
Père Nicolas

Le 5 avril 2020
 
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« Cloches et carême... »

Chers paroissiens, chers amis,

Troisième semaine « extraordinaire » pour tous... pour ceux qu’il travaillent sur site comme pour ceux qui restent à la maison pour télé-travailler ou garder les enfants... pour ceux qui malheureusement sont aussi en condition de chômage partiel à cause de la crise économique consécutive à la situation sanitaire...

Troisième semaine « extraordinaire » mais la sonnerie ordinaire des cloches a continué à retentir le dimanche matin a Étang... une personne m’a fait la remarque : « il y a eu la messe ce dimanche matin, les cloches ont sonnées »... malheureusement non : la messe avec assemblée n’est pas encore de retour mais les cloches qui appellent les chrétiens à prier et à sanctifier le dimanche continuent de retentir car la prière ne s’arrête pas et la communion que j’évoquais dans ma première lettre prend tout son sens le dimanche matin notamment. Alors oui les cloches continueront de sonner les heures bien sûr mais aussi et surtout la messe du dimanche matin pour rappeler l’importance de la prière du dimanche et pour surtout ne pas perdre l’habitude de considérer le dimanche comme un jour nouveau, jour de la résurrection, jour consacré au Seigneur, à la prière et au repos...

Les cloches ont aussi sonné le 25 mars dernier pour la fête de l’Annonciation en signe de fraternité, d’encouragement et de remerciements pour tous ceux qui sont au service du bien commun en ces temps perturbés. 

Le carême est aussi un temps « extraordinaire » qui a débuté le mercredi des cendres... et nous avons entendu le jour d’entrée en carême l’évangile de Matthieu :
« Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer.
[...]
quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
[...]
quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ;
[...]
ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; »

Quelle chance ce confinement ! Belle opportunité pour mettre l’évangile en application... peut être que je mets trop d’enthousiasme dans la phrase précédente mais notre isolement imposé nous permettra peut être de retrouver le Seigneur dans ce cœur à cœur, dans ce confinement divin de la prière, dans le secret du Père... et en même temps résonne l’Evangile de ce dimanche : « Lazare, viens dehors ! »... paradoxe de ce confinement et de l’appel à sortir... rechargeons nos batteries, faisons le plein durant ce temps d’isolement alors quand nous pourrons sortir nous témoignerons aussi de la gloire de Dieu... « Déliez-le, et laissez-le aller. »... pour connaître la joie de la liberté il nous fallait peut-être cette année passer par l’épreuve du confinement... je l’entends aussi régulièrement : « ce carême est vraiment un vrai désert »... oui ! Reprenons le vrai sens des temps liturgiques qui nous sont proposés pour vivre avec le Seigneur, temps ordinaire, temps extraordinaires de conversions comme l’avent et le carême, temps de fête continue de Pâques à la Pentecôte... 

Continuons donc notre carême, rythmé par le tintement des cloches qui nous rappellent de sanctifier le temps.
Prions pour les malades, les soignants, pour tous ceux qui sont au service du bien commun. 
Prenez soin de vous et des autres,
Vous savez ma prière pour toute la paroisse. 
Soyez bénis,
Père Nicolas

Le 30 mars 2020
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« C’est drôle comme situation ! »

Chers paroissiens, chers amis,

Voilà une semaine que la situation de cloisonnement, de confinement, de mise à l’écart, a débuté... et ça va durer...
Alors les coups de téléphone se multiplient, les messages fusent, les mails se multiplient et les apéros en visioconférence fleurissent !
Et le constat dans chaque conversation est le suivant : « c’est calme en ce moment, il n’y a pas de voitures qui circulent, on se réapproprie le temps, on vit en famille et c’est tendu de temps en temps, on a le temps de jardiner... bref, c’est drôle comme situation »... 

« C’est drôle comme situation ! » ??? Est-ce que c’est si drôle que ça ?
On n’a perdu la notion du temps, on vit à cent à l’heure en négligeant ceux qui nous sont proches... rien de drôle dans tout ça... ce temps comme suspendu dans notre confinement nous permet de revenir à l’essentiel : notre manière de vivre et d’être dans le monde...
Ce carême est donc un vrai désert, un vrai temps de retour sur soi pour revenir à l’essentiel : notre manière de vivre et d’être dans le monde dans ces trois dimensions -> relation à Dieu, aux autres, à nous mêmes.  

Je voudrais aussi vous partager une autre « drôle de situation » : la célébration de l’Eucharistie...
En échangeant avec un ami, je lui disais que célébrer tout seul n’était jamais évident, encore moins le dimanche... et lui de me répondre que ce n’était pas évident non plus de répondre « amen » à son poste de télévision ! 
À nouveau rien de drôle dans tout ça... nous nous manquons ! 
Voilà ce qu’il y a de positif dans cette situation : nous découvrons à nouveaux frais que nous comptons les uns pour les autres plus que nous n’avons l’habitude de l’exprimer... oui nous nous manquons... 
il n’y a compter le temps passer au téléphone ou à envoyer des messages  pour s’apercevoir que les relations comptent et que nous avons soin les uns des autres plus que d’ordinaire...
Alors continuons à prier les uns pour les autres, les uns avec les autres, avec pour moi une célébration tout seul avec les oraisons et les répons, et pour vous une réponse à votre télévision ou à votre écran d’ordinateur !
Alors « drôle de situation » oui mais qui nous renvoie encore à l’essentiel -> la communion fraternelle. 

Voilà ma lettre pour vous accompagnez pour cette semaine,
Merci pour tous vos retours et vos messages sympathiques. 
Prenez soin de vous et des autres,
Vous savez ma prière pour toute la paroisse. 
Soyez bénis,
Père Nicolas
 
le 23 mars 2020
 
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« Il est où ton Bon Dieu ? »

 
Chers paroissiens, chers amis,

« Il est où ton Bon Dieu ? »
Voilà ce que j’ai entendu à plusieurs reprises depuis que les radios et télévisions ne parlent plus que de ce virus à dimension planétaire et pourtant microscopique... même avant les mesures de confinement et d’isolement qui sont imposées pour le bien de chacun... « Il est où ton Bon Dieu ? »...

Alors depuis dimanche où la messe n’a pu être célébrée en Église cette question trotte dans ma tête...
L’Eglise, l’ecclesia, qui par définition est « assemblée » ne peut pas être profondément ce qu’elle doit être... l’Eglise est dispersée et non plus assemblée en ces jours ; pour autant l’Eglise a-t-elle disparue ? À voir toutes les initiatives proposées sur internet, à en entendre sur les radios chrétiennes, non ! l’Eglise est passée du statut d’assemblée à celui de communion... je n’ai jamais autant eu de sollicitations ou de marque de sollicitudes que depuis qu’on ne se voit plus et que chacun doit être chez soi... la communion transcende la présence, le temps et l’espace... alors oui ! L’Eglise paroissiale aujourd’hui vit un temps d’absence, un temps de désert bien réel mais vit par la communion entre ses membres, unis par l’affection et la prière...

« Il est où ton Bon Dieu ? »... quand Caen tue Abel, la question pourrait se poser...
« Il est où ton Bon Dieu ? » quand le déluge dévaste la création et qu’une toute petite équipe avec Noé doit recommencer...
« Il est où ton Bon Dieu ? » quand Moïse et le peuple marchent au désert et éprouvent la soif...
« Il est où ton Bon Dieu ? » quand David tend un piège guerrier pour éliminer le Hittite et ainsi prendre sa femme...
« Il est où ton Bon Dieu ? » quand Jérémie termine dans une citerne...
« Il est où ton Bon Dieu ? » quand Jean-Baptiste se fait trancher la tête suite à une promesse démesurée et une manipulatrice jalouse...
« Il est ton Bon Dieu ? » quand les disciples sont chahutés par la tempête sur le lac et qu’ils manquent de chavirer alors que Jésus dort !
« Il est où ton Bon Dieu ? » quand Jésus souffre la Passion et meurt en croix... « pourquoi m’as-tu abandonné ? »...

« Il est où ton Bon Dieu ? »... cette question doit être présente dans beaucoup d’esprits quand on entend le décompte régulier des personnes infectées et des personnes décédées...

« Il est où ton Bon Dieu ? »
Le curé d’Ars répondait « Il est là ! » en montrant l’Eucharistie.
« Il est là ! » chaque fois que nous lisons ou que nous écoutons Sa Parole dans notre Bible. 
« Il est là ! » chaque fois que nous égrainons notre chapelet...
« Il est là ! » chaque fois que nous l’invoquons...
St Augustin dira dans les Confessions « Il était là et je ne le savais pas »...

Ne doutons pas ! « Il est là ! » !
Ce temps de désert nous permet de vivre la communion ; prions les uns pour les autres ; prions pour les malades ; prions pour les soignants et tous ceux qui sont mobilisés dans cette lutte contre la maladie ; soyez bénédictions les uns pour les autres par votre sollicitude, votre sourire, votre prière. 

Vous savez que ma prière vous accompagne. 
Père Nicolas.
 
Le 18 mars 2020.
 
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